Edito

 

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Déconfinement, même pas peur ?

 

Un déconfinement annoncé, un classement des départements

selon le degré de circulation du virus,

des protocoles sanitaires adaptés à mettre en place

et en œuvre sur tout notre territoire, de nombreuses solutions

à trouver à court et moyen termes, des perspectives d’année

scolaire prochaine à construire.

Un confinement qui pèse sur le moral, une orientation moins éclairée,

une continuité pédagogique toujours compliquée,

une assiduité demandée difficile pour un grand nombre d’enfants

et de jeunes, une population inquiète sur la reprise,

eu égard aux possibilités qui s’offrent à elle,

tant en terme financiers que sur les conditions sanitaires

et d’accueil de leurs enfants.

Voilà ce qui préoccupe la FCPE pour cette fin d’année scolaire.

C’est bien le creusement des inégalités entre les élèves

et des écarts entre les pratiques territoriales qui nous inquiète.

Notre réseau, à l’échelle d’une école ou d’un établissement,

d’une commune, d’un département ou d’une région

est engagé auprès des parents, des élèves,

des équipes éducatives, des institutions et des élus

des collectivités pour défendre l’intérêt de l’élève,

dans la vie quotidienne, dans la continuité pédagogique

comme dans la reprise.

Nous avons à défendre le rôle des parents

dans la continuité pédagogique,

dans le retour à l’école, la réussite et le bien-être

de nos enfants dans les apprentissages, dans la défense de leurs droits.

Nous le constatons encore, les parents ne sont toujours pas associés

 et pourtant c’est bien toute la communauté éducative qui doit s’organiser.

La FCPE a participé jeudi 7 mai à une réunion avec le Ministre

 qui portait sur la réouverture des établissements scolaires.

Les protocoles présentent le cadre strict des conditions

sanitaires à mettre en œuvre pour l’adapter

à la réalité de chaque établissement.

Le ministre a clairement exposé que des établissements

n’ouvriraient pas ou seront fermés si ce protocole

ne s’inscrit pas dans le temps.

Ce protocole s’associe aux mesures prises comme

la progressivité territoriale et pourra être évalué

et réajusté pendant le mois de mai,

les collèges en zone verte pouvant rouvrir dès le 18 mai.

Les décisions d’ouverture des lycées se feront à la fin du mois de mai.

L’objectif du gouvernement est que « tous les enfants puissent

passer par l’école » afin de créer une alternance

entre présentiel et enseignement à distance.

Si le choix est laissé à la famille de mettre

son enfant à l’école, par le volontariat,

l’instruction reste obligatoire, par l’enseignement à distance.

Simplement c’est sans compter les collectivités

qui ne pourront pas rouvrir les écoles,

la question de la pause méridienne, du périscolaire

comme des transports.

Pour la FCPE, la question du « volontariat » comme présentée

piège les parents.

Dans les conditions présentes, l’école ne pourra pas accueillir

tous les élèves d’un établissement, ni même la moitié.

 Même si les collectivités territoriales volontaires pourraient mettre en place

un accueil périscolaire ou des études,

ce ne sera pas pour tous les enfants.

A Puteaux seuls les enfants autorisés à reprendre le chemin

de l’école pourront en bénéficier

(voir le compte rendu dans la rubrique

"Dernières nouvelles de l'UL").

En l’espèce, l’appareil législatif n’a pas pris en compte

toutes les dimensions que revêt cette stratégie

pour sécuriser les familles financièrement, dans la reprise de leur

activité professionnelle et dans leur vie quotidienne 

avec la présentation d’une attestation de non accueil

remise par l’école et sur demande.

Et cela sans compter les contraintes

et les multiples critères possibles à choisir

pour organiser des groupes multiniveaux ou non :

- La situation personnelle et professionnelle des parents,

- Les enfants visés prioritairement (en difficulté scolaire,

décrocheurs, à besoins éducatifs particuliers…),

- La fratrie,

- Le nombre de personnels possiblement présents,

- La taille des classes (il faut compter environ 4m2 par enfant)

et l’état des différents lieux stratégiques de l’établissement

(sanitaires, cours, couloirs, abords…).

L’état des sanitaires est un critère essentiel.

En effet, l’interdiction d’usage du gel hydro-alcoolique

a été levé dans les écoles primaires

pour un usage « exceptionnel (entrée, retour de récréation etc.)

mais une vigilance est de mise car l’exceptionnel ne peut pas être quotidien,

- Le choix de rythme : une semaine sur deux, un jour sur deux,

- La disponibilité de matériel et de connexion informatique chez soi,

- L’organisation que pourront avoir les équipes

pour animer présentiel et enseignement à distance,

- L’organisation de la pause méridienne

et de la restauration des élèves.

Cette question s’inscrit également dans la durée,

penser les vacances autrement, comme la rentrée

 autrement mais il s’agit d’aller plus loin encore

que la rentrée et le premier trimestre.

Dans le cadre de cette réunion, la FCPE a posé plusieurs sujets :

- La recommandation par le Ministère de la tenue des instances,

conseils d’école et de conseils d’administration extraordinaires

pour construire

et décider démocratiquement de

la réouverture de l’école et de l’accompagnement

des élèves qui resteront chez eux.

- La seule consultation ou information des parents ne suffit pas,

c’est se priver d’idées, de solidarité comme de dialogue

mais surtout il y aura forcément toujours un peu plus

d’élèves perdus dans la continuité pédagogique

et des inégalités qui se creuseront davantage.

Le retour à l’école dépasse la question des

apprentissages scolaires.

La période amène les enfants dans un exercice

 concret de la citoyenneté, des valeurs de la République

et du civisme.

Il est nécessaire de débuter la reprise par un temps

collectif de débat avec les enseignants, épaulés

par les personnels médicaux et sociaux.

Ces temps doivent s’inscrire dans la durée, la distanciation physique

est bien un exercice d’endurance pour tout

un chacun et dans cette reprise, les enfants

et les jeunes devront grandement adapter leurs interactions.

Ces temps actifs de débats peuvent permettre

la coopération et la construction des règles collectives.

- La demande d’une réunion spécifique sur les apprentissages

et leur évaluation :

- Pour les troisièmes, la question de l’accompagnement

dans l’orientation et de l’affectation,

Dans le cycle terminal, les commissions d’harmonisation,

les tenues de jurys, les redoublements possibles …

- Pour les premières, la question de l’épreuve orale de français,

sa préparation comme son annulation, les E3C1 non tenues

ou les zéros donnés aux élèves, le choix des spécialités,

- Pour les terminales, l’organisation des rattrapages, les délais raccourcis de

Parcoursup et l’accompagnement possible dans la période,

les aménagements nécessaires des baccalauréats de la voie professionnelle

si les ateliers ou les PFMP ne peuvent se tenir,

- La tenue dématérialisée ou non des conseils de classe

avec toutes les parties prenantes,

- L’assiduité dans la continuité pédagogique,

- L’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers,

- La co-construction nécessaire de la rentrée prochaine

et des aménagements possibles de l’année.

- L’urgence d’un plan national sur la question des sanitaires

et plus largement du bâti scolaire,

- La prise en compte de l’engagement des parents élus

dans les établissements.

En annexe : la circulaire du 4 mai 2020 relative à la réouverture des écoles

et des établissements scolaires et aux conditions de poursuite des apprentissages :

https://www.education.gouv.fr/circulaire-relative-la-reouverture-des-ecoles-et-etablissements-et-aux-conditions-de-poursuite-des-303552

Vous pouvez toujours signer notre pétition demandant la prise

en charge financière par l’Etat,

sans aucune perte de salaire pour tous les parents

qui devront s'occuper de leurs enfants.

Soutenez notre demande en signant notre pétition.

 

 

Soutien à la librairie l'Amandier

A partir du 12 mai,

l'Amandier ouvre

du mardi au samedi

de 11h à 14h

et de 15h à 19h.

Vous pourrer récupérer les livres

commandés pendant le confinement.

 

 

Pourquoi adhérer à la FCPE ? 

 

 

PARCE QUE…
c’est une force de propositions et de progrès pour l’école

PARCE QUE…
c’est la première fédération de parents d’élèves par son nombre d’adhérents

et par ses résultats aux élections des représentants de parents d’élèves,

dans le premier degré comme dans le second degré

PARCE QUE…
la FCPE est présente dans toutes les instances de l’Education Nationale :

dans les établissements scolaires, au niveau du département, de la région et au niveau national

PARCE QUE…
l’on partage ses valeurs et ses principes : l’enfant est au centre de ses préoccupations.

Sa liberté, ses besoins, ses droits, son autonomie doivent être respectés partout

et dans tous les temps de sa vie.

Si aujourd’hui des parents d’élèves peuvent participer aux conseils d’école

et aux conseils d’administration des établissements scolaires,

c’est parce que d’autres parents avant eux, convaincus de la nécessité

de s’investir dans la scolarité de leur enfant, se sont regroupés

au sein d’une force structurée et ont ainsi pu, par leur action collective,

agir auprès de l’institution et être reconnus.

En adhérant à une fédération, on est mieux informé de ce qui se passe dans l’école

de son enfant et dans le système éducatif en général,

on connaît ses droits de parent d’élève.

En cas de besoin, on est soutenu, accompagné dans ses démarches vis à vis de l’école

ou de l’établissement de son enfant, de la mairie,

de l’inspection académique, du rectorat.

On reçoit régulièrement des informations, de la documentation.

On peut bénéficier, si on le souhaite, de stages de formation organisés

par le département ou par la fédération nationale.

REJOIGNEZ-NOUS ! ADHEREZ A  LA FCPE !

Le bulletin d’adhésion est distribué dans le cahier de liaison

de votre enfant, dès la rentrée scolaire.

Vous pouvez également le télécharger ci-dessous

2019 2020 fcpe ba2019 2020 fcpe ba

Son montant donne lieu à la délivrance d'un reçu fiscal au nom de l'adhérent qui permet une réduction d'impôt

égale à 66 % de la somme versée, dans la limite de 20 % du revenu imposable.

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Date de dernière mise à jour : 11/05/2020