Actualités nationales

Nouveautés de la rentrée 2015

7 mesures ont été mises en place à la rentrée 2015.

Si certaines d’entre elles semblent aller dans le bon sens,

la vigilance s’impose quant aux moyens mis en œuvre.

 

1/ Le redoublement limité et conditionné

a) En primaire

Le redoublement devient exceptionnel et  ne pourra plus intervenir

que pour pallier une période importante de rupture

des apprentissages scolaires et avec l’accord des parents.

Dans ces cas très exceptionnels, il s’accompagnera de manière systématique

de la mise en place d’un accompagnement pédagogique spécifique.

Les élèves présentant des difficultés ou des besoins éducatifs particuliers

bénéficieront de dispositifs d’aide sans attendre la fin de l’année

dans le cadre d’un Plan Personnalisé de Réussite Educative (PPRE).

Ceux dont les difficultés scolaires sont liées à un trouble des apprentissages

bénéficieront d’un Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP).

En d’autres termes, on passe d’une remédiation scolaire qui consistait

à refaire deux fois la même chose aux élèves en difficulté à une logique

d’anticipation où dès les premières difficultés

on adapte la pédagogie pour éviter le décrochage.

b) Dans le secondaire

Le redoublement devient exceptionnel et ne pourra plus intervenir

que pour pallier une période importante de rupture des apprentissages scolaires.

Il intervient avec l’accord écrit des représentants légaux de l’élève

ou de l’élève lui-même s’il est majeur après que le conseil de classe

s’est prononcé et à la suite d’une phase de dialogue avec le chef d’établissement.

La décision de redoublement est notifiée par le chef d’établissement

aux représentants légaux de l’élève ou à l’élève s’il est majeur.

Lorsqu’un élève est autorisé à redoubler, un accompagnement spécifique

est mis en place qui peut comprendre notamment un programme

personnalisé de réussite éducative.

Pour les élèves de 3ème ou de 2nde, lorsque la décision d’orientation définitive

n’obtient pas l’assentiment des représentants légaux de l’élève,

ceux-ci peuvent demander le maintien dans le niveau de classe

pour la durée d’une seule année scolaire.

En cas de rejet d’une demande de redoublement par la famille,

cette dernière devra saisir la commission d’appel.

 

2/ Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP)

 

Prévu pour les élèves souffrant de troubles d’apprentissage

comme il a été décrit plus haut, ceux-ci sont pris désormais en considération.

Jusqu’à présent, ces élèves n’avaient que deux solutions :

le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation)

et le PAI (dispositif réservé aux élèves ayant des maladies chroniques).

Le PAP permet donc de reconnaître les besoins spécifiques d’enfants

souffrant de troubles des apprentissages sans les enfermer dans une pathologie.

Il vise à la mise ne place d’adaptations et d’aménagements pédagogiques

permettant aux élèves de mieux vivre l’école.

Le PAP introduit désormais dans le quotidien des enseignants

le principe de la pédagogie différenciée.

Son application permettra peut-être une évolution des mentalités

sur les troubles de l’apprentissage.

Cependant la réussite de ce dispositif suppose un accompagnement de qualité,

c'est-à-dire du personnel formé et pérenne.

 

 

3/ Mise en place du Parcours d’Education Artistique et Culturelle (PEAC)

 

Ce PEAC, de l’école au lycée, a pour ambition de favoriser l’égal accès de tous les élèves

à l’art à travers l’acquisition d’une culture artistique personnelle.

Il doit permettre d’articuler les connaissances acquises par les élèves

tant dans la classe qu’en dehors du temps scolaire.

Interdisciplinaire, il donne à la fois une place aux connaissances brutes

mais également à la pratique et à l’expérimentation.

Il doit permettre à l’élève de développer

ses compétences dans un cadre affranchi de l’évaluation scolaire traditionnelle.

Cependant ce parcours doit disposer d’un socle pédagogique

commun, d’un cadre national.

Trop longtemps, cette question a été laissée entre les mains

des collectivités locales, ce qui a engendré nombre d’inégalités.

 

4/ Le parcours avenir : accompagne les élèves dans leur orientation

Afin de permettre aux élèves de construire progressivement, tout au long de leur scolarité

une véritable compétence à s’orienter,

notamment en connaissant le monde professionnel, le parcours avenir

est généralisé de la 6ème à la Terminale.

Cette question de l’orientation est un sujet majeur.

Une orientation mal choisie ou subie peut être une catastrophe

en termes de démotivation et coûter cher aux familles et à l’Etat.

Ce parcours d’avenir devrait être un élément encourageant

mais sa réflexion doit être poursuivie.

 

5/ L’Enseignement Moral et Civique

 

Cet EMC entre en vigueur dans les programmes de l’école primaire jusqu’à la fin du secondaire.

Il se substitue aux programmes de l’éducation civique déjà existants.

Ses finalités sont de transmettre un socle de valeurs communes :

la dignité, la liberté, l’égalité, la laïcité,

l’esprit de justice, le respect de la personne, l’égalité entre les femmes et les hommes,

la tolérance et l’absence de toute forme de discrimination.

Il doit développer le sens moral et l’esprit critique en permettant

à l’élève d’apprendre à adopter un comportement réfléchi.

Reste maintenant à définir un cadre auquel les enseignants

pourraient se référer et être formés.

 

6/ 500 nouveaux établissements connectés

C’est un point positif compte tenu du retard de la France dans ce domaine.

Néanmoins se pose la question de la formation des enseignants.

L’utilisation du numérique s’accompagne d’une nouvelle façon d’enseigner.

L’idée est d’aider les élèves à chercher de l’information, faire le tri, aller à l’essentiel.

 

7/ Ouverture de 100 unités d’enseignement pour accueillir des enfants malades ou handicapés

Actuellement installées dans des établissements médico-sociaux,

ces unités seront transférées vers des écoles ordinaires.

Cette mesure devrait donner les moyens à l’école d’accueillir

chaque élève en son sein, quelle que soit la situation de l’élève.

De façon générale, tout ce qui permet de lutter contre la mise à l’écart est à encourager.

Il faudra néanmoins vérifier comment les moyens sont mis en place pour accueillir ces élèves.

 

 

Les inégalités d’orientation persistent

A niveau scolaire égal, les élèves d’origine modeste sont moins souvent orientés

dans la voie générale et technologique et plus souvent dans la voie professionnelle.

C’est ce qu’indique une étude de Sciences Po Paris-Liepp

datée de décembre 2014.

En effet pour les établissements des académies franciliennes,

les inégalités d’orientation selon l’origine sociale sont substantielles :

Par rapport aux élèves de milieu favorisé de même niveau scolaire,

les élèves de milieu modeste

ont une probabilité de 5% inférieure d’être orientés en 2nde GT.

Inversement, ils ont une probabilité de 93% plus élevée d’être orientés

en 2nde professionnelle et 169% plus élevée d’être orientés en CAP.

Pourquoi ?

Plusieurs raisons sont avancées, notamment le fait que la catégorie

d’élèves moyens à bons s’auto-sélectionne.

Ces élèves de milieu modeste se perçoivent comme moins bons

scolairement que les élèves de milieu favorisé et ont tendance

à craindre une moindre chance de réussite

au moment d’arbitrer leur choix d’orientation.

Les auteurs de cette étude pointent du doigt les anticipations

défavorables de la part des professionnels de l’orientation

concernant les chances de réussite de ce type d’élèves.

 

Remplacements

La FCPE a alerté l'opinion depuis de nombreuses années sur les problèmes

de remplacement dans l’Education nationale.

 Après la reconnaissance du droit au remplacement ,

les annonces de la création de postes comme premier pas vont dans le bon sens.

Les absences non remplacées représentaient 2,5 millions d'heures dans le second degré,

soit l’équivalent de 3000 postes, ceci pour les absences de courte durée,

auxquelles il faut ajouter 200 000 jours pour les absences de longue durée.

Afin que l'année 2014-2015 connaisse de vrais changements pour les élèves

et pas uniquement dans le primaire, il va falloir transformer

ces paroles en actes dans les académies

car la réponse aux problèmes de remplacement

n’est pas uniquement quantitative.

Il faut faire de cette question une priorité, afin que les élèves bénéficient

d’une réelle continuité du service public d’éducation.

 C'est le pendant pour l’Etat de l'obligation scolaire pour les familles et les élèves.

 Pour cela, les délais de carence doivent être effectivement supprimés,

les besoins en remplacement doivent être évalués dans la transparence

et une méthode de gestion efficace doit être élaborée et mise en place.

La FCPE continue d’inviter les acteurs de l’Ecole à signaler

 les heures de classe perdues sur son site :http://ouyapacours.fcpe.asso.fr.

   

Date de dernière mise à jour : 23/11/2016

Fédération des Conseils de Parents d'Elèves des Ecoles Publiques
La FCPE est reconnue d'utilité publique
© FCPE Puteaux 2016-2017
Conformément à la loi du 6 janvier 1978 "Informatique et libertés",
vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des informations vous concernant
en adressant un courriel à l'administrateur du site internet

fcpeputeaux@free.fr